Atelier 3 : Sciences humaines

Les langues et leur diversité sont l’expression des hommes, de leurs cultures et de leurs savoirs. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, dont les campus sont devenus des espaces de plus en plus multilingues et multiculturels, où l’internationalisation semble être l’atout majeur pour toute stratégie de compétitivité, la réflexion sur les politiques linguistiques et sur la place du multilinguisme s’impose.  

En effet, une hiérarchie s’est établie et une langue supposée lingua franca est très souvent miseen avant. Sous la perspective des sciences humaines et de nos cadres épistémologiques, cet atelier se propose de travailler sur la place de la diversité linguistique et culturelle dans la construction et la communication des savoirs, de la science. Cette réflexion se place au sein de la francophonie scientifique non seulement pour montrer les savoirs de différentes latitudes qui se verbalisent en français mais aussi dans quelle mesure une certaine rhétorique francophone du discours scientifique inspire (où est inspirée par) les autres langues ou variétés linguistiques en contact. Elle créera également un espace d’échange sur l’avenir de la traduction, de la médiation, des lettres et des sciences humaines francophones dans le contexte multilingue.  

Par ailleurs, les intervenants seront invités à proposer des pistes de réflexion ou encore des solutions qui, dans le cadre des objectifs de développement durable et de l’égalité femme/homme, permettent de modifier les pratiques d’enseignement et recherche en sciences humaines face aux enjeux imposés par l’épidémie de Covid19.  Les questions auxquelles nous chercherons à répondre sont les suivantes : 

  • Dans quelle mesure la francophonie scientifique peut-elle contribuer au développement des terminologies que représentent les variantes et variations contextualisées de la verbalisation des savoirs ?
  • Quel est l’impact du multilinguisme sur les activités de traduction, de médiation scientifique et les sciences humaines ?
  • Le respect des variations discursives locales est-il un garant de la pérennité de la connaissance comme le préconisent les objectifs du développement durable ?
  • Dans quelle mesure l’approche inclusive des langues contribue-t-elle à l’équité et l’égalité femme/homme ?
  • Quelles actions faudrait-il mener pour affirmer le rôle du français dans la communication scientifique ?