Atelier 1 : Sciences de la santé

Le champ de la santé a été considérablement mis au cœur des préoccupations de la société ces 24 derniers mois et la pandémie de COVID-19 a souligné à quel point des inégalités sociales et territoriales d’accès à l’éducation en santé, à la prévention, à la mise en soins étaient présentes, et cela quel que soit le niveau de développement économique des pays considérés. Les universités s’inscrivent nécessairement dans une dynamique de responsabilité sociétale par l’employabilité des jeunes et la production d’innovations pour les objectifs de développement durables. Le champ de la santé n’échappe pas à cette orientation d’université responsable, laquelle doit agir maintenant par ses missions propres sur l’amélioration de la couverture sanitaire universelle.  

Le développement en santé repose pour beaucoup sur les partenariats entre institutions, sur la proximité des solutions apportées aux populations, sur les constructions polydisciplinaires et multi-métiers, sur le vécu culturel. Ces thèmes sont autant d’axes indirects vis-à-vis desquels les missions de formation, de recherche, de responsabilité sociale des universités peuvent s’orienter pour réduire les déséquilibres et améliorer les organisations en santé.  

L’atelier proposé se veut être une rencontre de compétences variées et d’acteurs diversifiés pour induire une réflexion transversale et appliquée au développement en santé avec une mobilisation de toutes les ressources possibles. Les déterminants transversaux sont également considérés ; tels l’égalité homme-femme pour une meilleure participation citoyenne, l’inclusion des objectifs de développement durable (ODD) indispensables à la démarche partenariale d’une université responsable, la francophonie comme garant d’une meilleure chance de résultats pour répondre aux besoins des populations dans le contexte du multilinguisme. 

Les enjeux traités concernent la réduction de la fracture entre l’université organe d’excellence et les pratiques de terrain dans l’exercice en santé ; qu’elles sont les solutions et propositions que l’université peut porter ? L’orientation prioritaire se fera dans 3 champs principaux : 

  • Dans la performance de l’université pour répondre aux besoins en santé des populations ; la formation en compétence et en identité professionnelle à tous les niveaux de métiers en santé sur le terrain, le recours complémentaire au numérique dans ses applications innovantes, la garantie académique des connaissances et des pratiques ; 
  • Dans le fonctionnement et l’évolution de l’institution universitaire : le rôle des étudiants comme agents de changement, le lien inter professionnel et poly disciplinaire et la continuité universitaire dans les pratiques de santé de terrain, la mobilité comme modèle d’apprentissage et de répartition des ressources ;
  • Dans le service à la société pour une université responsable : l’éducation en santé des patients et du citoyen, l’engagement étudiant en responsabilité sociale, le décloisonnement des campus universitaires et la participation citoyenne, l’approche partenariale et l’intégration des champs des déterminants de santé.

Les questions posées appellent des propositions et projets d’action, ces principales interrogations mobilisent des enjeux prioritaires : 

  • Comment former pour structurer des réseaux inter professionnels entre santé, social et éducatif ? Quelles compétences pour les étudiants agents de transformation des pratiques de santé ?
  • Quelles innovations pour renforcer le lien entre l’université et les structures de santé sur le terrain ? Comment former les patients et les populations quand les professionnels de santé sont absents ?
  • Quel rôle pour la société dans les missions de l’université ? Quelles innovations de gouvernance et de plaidoyer pour l’université afin de la rendre plus socialement responsable ?